Saturday, March 20, 2010

Into your arms, prison de Ranchi II

Dimanche 14 mars: retour sur Ranchi.
Lundi 15 mars: Tentatives d'écriture. Je réveille Jumjunu à Bruxelles tôt le matin pour me remémorer le poème "Liberté" d'Eluard.
Des heures à chercher une photocopieuse potable... Attente de la réponse du directeur de la prison, après avoir envoyé il y a deux semaines par mail et par lettre quelques documents sur mon projet et la demande de retourner à la prison.
Au soir, Dinesh (qui nous avait amené à la prison deux semaines auparavant) a des nouvelles: Le délai est trop court pour obtenir une autorisation des hautes autorités. Le directeur accepte cependant d'organiser une visite. Mais celle-ci sera courte. 15 minutes. Je passe la soirée et une partie de la nuit à mettre en ordre photos et documents.
Mardi 16 mars: Je prépare une série de panneaux avec textes et photos résumant "Into your arms" à la prison de Ranchi.


Vers 12h30, tout est prêt. Aopala ( qui décide de faire l'école buissonière pour m'accompagner) et Dinesh (qui quitte son travail également) me rejoignent pour la visite. Dans la voiture nous menant à la prison, Dinesh me fait le plaisir de pouvoir écouter Nusfrat Fati Ali Khan. A l'arrivée, fouille. J'obtiens de garder mon appareil photo mais pas l'ordinateur ni le gsm évidemment. Jamais je n'oublierai le son de la lourde porte de métal bleue trouée pour le gardien lorsqu'elle s'ouvre.
Sur le bureau du superintendant Bipin Kuma Sinha, Dinesh, sans un mot, dépose un cd des photos de Ondi, les photos couleur que j'ai imprimé pour les prisonnières et les panneaux d'"Into your arms, Ranchi".
Derrière son costume de gros coton kaki, le visage du superintendant se détend et apparaît dans son regard quelque sourire ému?

Aopla et moi quittons les bureaux, traversons la cour qui longe la section des hommes, arrivons dans la section femmes qui nous attendent tandis qu'elles sont en visite médicale, si j'arrive à suivre correctement la situation.

Nous avons 15 minutes. Aopala prend note des noms des femmes photographiées lors de la précédente visite. Je tente de prendre quelques photos au milieu des femmes qui demandent à voir les petits albums photo. J'explique à Chaitali (qui parle anglais mieux que moi;)) le travail réalisé. Chaitali se chargera d'exposer les panneaux dans la salle de jour. Nous échangeons à nouveau les adresses. Chaitali s'engage à écrire pour celles qui voudraient correspondre. Nous avons déjà passé le temps obtenu pour la visite.



Avant de quitter les lieux, j'explique aux femmes que je tenterai de développe un projet, que cela demande du temps et des moyens, que je ne promets donc rien, mais que je ferai ce qui est en mon pouvoir pour.
Avant de nous séparer, Chaitali me prend à nouveau dans ses bras. Difficile de ne pas cacher nos émotions.
De retour dans les bureaux, j'explique à l'intendant ce que nous pourrions tenter de développer. Birsa semble partant pour nous soutenir. A suivre dans quelques mois?

1 comment:

  1. moi aussi, j'ai entendu le bruit de la lourde porte en lisant tes lignes... tu peux compter sur ma contribution pour ce beau projet.
    c'est magnifique ce que tu fais depuis le début de ce voyage ; quelle énergie !
    Isa

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